Pétrole: Ryad s’inquiète de l’impact de la crise au Venezuela

AWP

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Le gouvernement saoudien estime que le conflit politique à la tête de l’Etat vénézuélien peut avoir un effet sur l’équilibre du marché pétrolier.

Le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Falih a estimé que la crise au Venezuela pourrait affecter l’équilibre du marché pétrolier, dans une déclaration lundi à la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya.

«Les événements au Venezula pourraient avoir un effet sur le marché» pétrolier, a déclaré le ministre à propos de la crise entre le chef de l’Etat socialiste Nicolas Maduro et l’opposant de droite Juan Guaido qui s’est autoproclamé président.

«Nous suivons les développements politiques là-bas (...) qui peuvent avoir un effet sur l’équilibre du marché» pétrolier, a déclaré M. Falih, dont le pays est le premier exportateur mondial de pétrole.

Il s’exprimait en marge d’un forum organisé à Ryad sur le développement de l’industrie et des infrastructures.

La production de pétrole au Venezuela a fortement chuté au cours des derniers mois, passant de plus de deux millions de barils par jour à environ 1,4 million de barils par jour.

Le pays d’Amérique latine dispose des plus grandes réserves de pétrole brut au monde, soit plus de 300 milliards de barils, mais il s’agit surtout de pétrole brut lourd dont la production est coûteuse.

Nicolas Maduro et Juan Guaido sont engagés dans une lutte de pouvoir depuis que M. Guaido s’est autoproclamé président par intérim au milieu de vives protestations contre les difficultés économiques.

L’impasse a divisé la communauté internationale entre les nations qui reconnaissent M. Guaido comme président, dont les Etats-Unis et une douzaine de pays d’Amérique Latine, et celles qui reconnaissent encore Maduro, dont la Russie et la Chine.

A la fin de l’année dernière, les membres de l’Opep et des producteurs non membres du cartel ont décidé de réduire la production de 1,2 million de barils par jour pour soutenir les prix qui étaient en baisse. L’accord d’une durée de six mois est entré en vigueur au début de ce mois.

M. Falih a indiqué lundi que l’Opep se réunirait en mars pour évaluer l’impact de cette réduction de production sur les prix.

Il a ajouté que l’Opep devait également se réunir en avril et de nouveau en juin, mais qu’il était prématuré de dire si l’accord sur les réductions de production serait prolongé.