Lonza injecte 12% de ses recettes dans ses usines

AWP

1 minutes de lecture

Ce niveau va rester stable pendant les deux à trois ans que va encore durer le projet de construction à Viège, a indiqué le futur directeur général Marc Funk.

Le chimiste et sous-traitant de l’industrie pharmaceutique Lonza va investir cette année 12% de son chiffre d’affaires dans ses usines. Ce niveau va rester stable pendant les deux à trois ans que va encore durer le projet de construction à Viège, a indiqué le futur directeur général Marc Funk, dans une interview au bimensuel Bilan.

Le Genevois prendra la tête de Lonza le 1er mars suite au départ surprise de l’ancien patron Richard Ridinger, annoncé jeudi.

La nouvelle usine de Viège, en Valais, soulève un intérêt modéré en Suisse romande, regrette Marc Funk, l’un des artisans de ce projet. «On parle (d’un investissement) d’un milliard de francs sur trois ans ce qui est exceptionnel pour un site industriel en Suisse».

La nouvelle manufacture est présentée comme un symbole de la transition du marché du médicament vers le biologique, un virage que le groupe bâlois veut bien négocier. «On croit à tort que les médicaments biologiques vont remplacer ceux chimiques. La réalité c’est que pour de nombreuses années encore, la chimie continuera d’être importante», explique le Genevois.

Le futur patron de Lonza souligne la nécessité de disposer de capacité manufacturières «plus petites et plus agiles». «C’est ce qui nous a poussés à adopter une organisation par modules et même à avoir des stocks d’équipement pas forcément montés».

Le groupe rhénan a changé sa stratégie de production, y ajoutant une dimension «prédictive» pour répondre à la demande future. Il y a quelques années encore, Lonza devait décliner certains appels d’offre, faute de capacités.

Le dirigeant perçoit également un grand potentiel dans la médecine personnalisée, l’un marchés les plus prometteurs, selon lui. Lonza s’y prépare depuis 2006 en renforçant sa production dans les cellules souches ou la thérapie génique.