L’euro rebondit face au dollar, lesté par l’emploi américain

AWP

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La monnaie européenne s’échange à 1,1242 dollar vers 21h, contre 1,1193 jeudi soir.

L’euro, tombée jeudi à son plus bas niveau depuis 2017, rebondissait vendredi face à un dollar lesté par des données moins bonnes que prévu concernant l’emploi américain.

Vers 20H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique s’échangeait à 1,1242 dollar, contre 1,1193 jeudi à 22H00 GMT. La veille, elle était tombée à son plus bas niveau depuis juin 2017, à 1,1177 dollar l’euro.

Le repli du billet vert fait suite «à un revirement partiel après les gains engrangés la veille dans la foulée des annonces de la Banque centrale européenne et au rapport mitigé sur l’emploi américain», a assuré Nick Bennenbroek de Wells Fargo.

Les créations d’emplois aux Etats-Unis se sont en effet effondrées en février, avec 20.000 postes créés, le plus faible niveau depuis septembre 2017. Cela n’a cependant pas empêché le taux de chômage de reculer légèrement, à 3,8% contre 4% en janvier, et surtout le salaire horaire moyen de croître de 3,4% sur un an.

«Nous ne pensons pas que ces statistiques sur l’emploi auront un impact immédiat sur la politique monétaire de la réserve fédérale, même si pour l’instant, au vu de l’affaiblissement du dollar, la faible création d’emplois semble pour les cambistes l’emporter sur l’accélération de la croissance des salaires», a relevé M. Bennenbroek.

Quant à la devise européenne, malgré sa hausse de vendredi, elle restait nettement en dessous de son niveau de mercredi soir.

Jeudi, l’euro a en effet nettement chuté après une réunion de la Banque centrale européenne au cours de laquelle l’institution «s’est montrée plus accommodante que prévu» alors que «Mario Draghi (le président de la BCE) a confirmé que les risques étaient orientés à la baisse», ont relevé les analystes de Saxo Banque.

L’institution de Francfort n’attend plus en effet que 1,1% de croissance en 2019 en zone euro et 1,6% en 2020, contre 1,7% pour les deux années lors de ses précédentes prévisions communiquées en décembre.

L’institution a également repoussé à 2020 le moment où elle pourrait relever ses taux d’intérêt, à leur plus bas historique depuis mars 2016, alors qu’elle se donnait jusqu’à présent «l’été 2019» pour horizon.

Une hausse des taux d’intérêt rend la devise plus rémunératrice et donc plus attractive pour les cambistes. Un report de celle-ci a donc tendance à l’affaiblir.

L’euro a aussi profité vendredi «de signes d’une amélioration de la production industrielle dans plusieurs pays de la zone euro en janvier», a indiqué M. Bennenbroek en citant les chiffres français (+1,3% par rapport au mois précédent), italiens (+1,7%) et espagnols (+3,4%).

Vers 20H00 GMT, la monnaie britannique s’échangeait à 86,40 pence pour un euro, contre 85,55 jeudi soir, et à 1,3011 dollar pour une livre, au lieu de 1,3085 dollar la veille au soir.

Le billet vert était à la baisse face au yen, à 111,07 yens pour un dollar contre 111,58 jeudi à 22H00 GMT, alors que la monnaie européenne se stabilisait, à 124,86 yens pour un euro contre 124,90 jeudi soir.

La devise suisse était stable face à l’euro, à 1,1324 franc suisse pour un euro, contre 1,1321 la veille au soir, et en légère hausse face au dollar, à 1,0073 franc suisse pour un dollar contre 1,0113 franc suisse jeudi.

La monnaie chinoise a terminé à 6,7214 yuans pour un dollar, contre 6,7149 yuans pour un dollar vers 15H30 GMT jeudi.

L’once d’or valait 1.299,72 dollars contre 1.285,62 jeudi.

Enfin, le bitcoin se monnayait à 3.902,37 dollars contre 3.871,42 jeudi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.