L’euro monte face à un dollar affaibli par la relance de la guerre commerciale

AWP

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Vers 21h, la devise européenne gagnait 0,23% face au billet vert pour s’échanger à 1,1111 dollar.

L’euro profitait vendredi de la baisse du dollar, encore lesté par l’annonce par le président américain Donald Trump de nouveaux droits de douanes sur des produits chinois.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro gagnait 0,23% face au billet vert pour s’échanger à 1,1111 dollar.

Le billet vert continuait à pâtir, comme la veille, de la relance des hostilités entre Washington et Pékin après un tweet du locataire de la Maison Blanche annonçant que les Etats-Unis allaient instaurer de droits de douanes supplémentaires sur les 300 milliards de dollars de produits et biens chinois jusque-là épargnés par la guerre commerciale. La Chine a rapidement répliqué en menaçant de mesures de représailles.

Les devises traditionnellement vues comme des valeurs refuges, le yen et le franc suisse, en ont particulièrement profité. Les deux valeurs s’appréciaient d’environ 0,7% vendredi face au dollar.

La faiblesse de la devise américaine vendredi faisait suite à un épisode de renforcement du billet vert alimenté par la position moins accommodante que prévu de la Fed: si la banque centrale américaine a bien, comme prévu, abaissé mercredi ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2008, elle n’a pas garanti que d’autres baisses suivront.

Mais après l’annonce de M. Trump, «la Fed peut oublier ce qu’elle avait dit», a estimé Naeem Aslam, analyste chez Thinkmarkets.

Les acteurs du marché craignent qu’un regain des tensions commerciales pèse sur la croissance mondiale. La banque centrale se verrait alors incitée à abaisser de nouveau ses taux pour soutenir l’économie américaine.

Une baisse des taux rend le dollar moins rémunérateur et donc moins attractif pour les cambistes.

Les chiffres légèrement supérieurs aux attentes du rapport sur l’emploi américain en juillet, avec 162.000 créations d’emplois et une hausse du salaire horaire moyen de 3,2% sur un an, n’ont pas suffi à faire remonter le dollar.

L’euro a par ailleurs «été aidé à la marge par les chiffres meilleurs que prévu sur les ventes de détail en zone euro en juin», a souligné Joe Manimbo de Western Union.