L’euro progresse face au dollar après les chiffres de l’emploi US

AWP

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Vers 21h, l’euro montait de 0,14% face au billet vert, à 1,1121 dollar.

L’euro progressait vendredi face au dollar, profitant notamment d’un rapport sur l’emploi et le taux de chômage aux Etats-Unis un peu moins bon qu’attendu.

Vers 20H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro montait de 0,14% face au billet vert, à 1,1121 dollar. L’euro, qui s’était apprécié face à la devise américaine dans le sillage de la publication du rapport avait effacé ses gains avant de remonter en fin de matinée.

Selon le rapport mensuel sur l’emploi américain, «principal événement économique de la journée», selon Neil Wilson, analyste pour Markets.com, les Etats-Unis ont créé en décembre 145’000 emplois, contre 160’000 attendus.

C’est beaucoup moins que les 256’000 enregistrés en novembre (chiffre révisé en baisse) dont le total avait été gonflé par le retour des salariés de General Motors après leur grève historique.

L’évolution du salaire horaire moyen a continué de décevoir en décembre, avec une progression de seulement +0,1% alors que les analystes projetaient +0,3%.

«La faiblesse des salaires va alimenter les inquiétudes. Mais de manière générale, la Fed va rester prudente et attendre de voir», a tempéré Viraj Patel, analyste pour Arkera.

Les données publiées ne devraient en effet pas inciter la Réserve fédérale américaine à changer sa politique monétaire et à relever ses taux.

Une telle décision aurait pour effet de rendre le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les cambistes.

Par ailleurs, la livre sterling continuait de reculer face à l’euro (-0,20% à 0,8517 livre pour un euro) et au dollar (-0,07% à 1,3058 dollar).

La devise britannique poursuivant sur sa tendance de la veille, pénalisée par les propos du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney pour qui le rebond de l’économie du pays n’est «pas assuré» malgré la baisse des incertitudes liées au Brexit.

Ces remarques «ont encore plus ouvert la porte à une baisse des taux d’intérêt afin de revigorer l’économie ralentissante du Royaume-Uni», selon Joe Manimbo de Western Union.