Japon: Fitch confirme la note A, perspective stable

AWP

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La troisième économie mondiale présente «des finances externes solides», et «le niveau élevé de l’épargne nationale contribue à sa résilience», souligne Fitch.

L’agence de notation financière Fitch a confirmé mercredi la note d’endettement de long terme du Japon à «A», notant les «forces» de l’économie nippone, tout en s’inquiétant d’une faible croissance et du «fardeau de la dette».

L’appréciation est assortie d’une perspective stable, ce qui signifie qu’elle ne devrait pas être modifiée dans les prochains mois.

La troisième économie mondiale présente «des finances externes solides», et «le niveau élevé de l’épargne nationale contribue à sa résilience», souligne Fitch dans un communiqué. «Mais ces forces intrinsèques peuvent s’éroder au fil du temps en l’absence de réformes efficaces pour doper le potentiel de croissance» et régler la question d’une dette publique record, aux alentours de 230% du PIB.

L’agence fait état de «progrès» sous l’impulsion de la stratégie «abenomics» du Premier ministre Shinzo Abe, mise en oeuvre depuis fin 2012. Elle cite une économie en expansion, un taux de chômage très bas et la fin de «la spirale déflationniste» qui a longtemps entravé la marche de l’archipel après l’éclatement de la bulle au début des années 1990.

Mais «la performance économique est inégale, marquée par exemple par un recul du PIB aux premier et troisième trimestres 2018, et des taux d’inflation désespérément bas», ajoute la Fitch.

La Banque du Japon (BoJ) a été une nouvelle fois contrainte d’abaisser mercredi sa projection d’évolution des prix, témoignant de ses difficultés pour atteindre son objectif de 2%.

Le relèvement de la TVA, qui doit passer de 8 à 10% en octobre 2019, «devrait être positif du fait de son incidence attendue sur la réduction de la dette et de l’engagement du gouvernement qu’il signale», selon l’agence. Mais cette augmentation de taxe pourrait aussi faire dérailler la croissance et l’effet sur l’endettement ne sera pas immédiat.

«Les risques demeurent élevés», conclut d’ailleurs Fitch, qui prône des «réformes structurelles plus profondes» pour compenser la pénurie de main-d’oeuvre sur fond de déclin démographique, afin de revigorer l’économie et donc diminuer la dette.