Fitch confirme le triple «A» des Etats-Unis

AWP

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L’agence de notation remarque un revenu par habitant élevé et un environnement des affaires dynamique.

L’agence Fitch a confirmé jeudi la note «AAA» assignée à la dette des Etats-Unis, observant la solidité de l’économie américaine.

Cette note, la meilleure possible, reflète «la solidité structurelle» des Etats-Unis, explique Fitch dans un communiqué, citant «la taille de leur économie, un revenu par habitant élevé et un environnement des affaires dynamique».

L’agence de notation, qui a assorti la dette d’une perspective stable, souligne en outre que «le marché des titres du Trésor américain est le plus grand marché de liquidités disponibles au monde».

Fitch note toutefois que «les finances publiques se sont détériorées» depuis son dernier examen de l’économie américaine.

Elle souligne en particulier que la réforme des impôts, adoptée fin décembre, va se traduire par une hausse des déficits et de la dette «malgré un impact quelque peu positif à court terme sur la croissance».

Fitch s’attend à ce que le déficit public atteigne ainsi 5% du Produit intérieur brut en 2018 et 6% en 2019, la majeure partie étant représentée par le déficit du gouvernement.

Les massives réductions d’impôts adoptées par l’administration Trump, vont diminuer les recettes de l’Etat fédéral de 1.500 milliards de dollars sur dix ans.

Selon Fitch, le déficit des comptes courants a atteint 2,6% du PIB en 2017 alors que la moyenne pour les autres pays notés «AAA» est d’un excédent d’environ 5%. Mais l’agence souligne qu’il est le corollaire des apports en capitaux massifs de la part d’investisseurs étrangers.

La dette en proportion du PIB devrait augmenter d’environ 100% en 2017 à 129% d’ici 2027.

A plus de 20.000 milliards de dollars, la dette des Etats-Unis est déjà à son plus haut niveau depuis l’après-guerre.

«Le fardeau de la dette américaine est une faiblesse relative comparée aux autres économies assorties d’un AAA», souligne Fitch.

«Traîner un important déficit budgétaire (...) affaiblit les finances publiques pour affronter à l’avenir un ralentissement économique, note-t-elle enfin.