Brexit: la BCE craint pour les marchés en cas de no-deal

AWP

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Le vice-président Luis de Guindos prévoit des remous pouvant impliquer les taux de change, les marchés actions, ou les écarts de rendements entre prêts obligataires.

Un Brexit sans accord pourrait plonger les marchés financiers dans la tourmente, puisque les cours actuels n’intègrent pas ce scénario du pire, a déclaré lundi un haut responsable de la Banque centrale européenne.

«Les marchés n’ont pas pris en compte la possibilité d’un scénario de ‘no deal’», «c’est quelque chose que nous ne devons pas négliger», a averti Luis de Guindos, vice-président de la BCE, lors d’une audition devant le Parlement européen.

Or les marchés «surréagissent parfois» surtout «quand il se produit quelque chose qui n’est pas le scénario prévu», a ajouté le banquier central.

Il prévoit des remous pouvant impliquer les taux de change, les marchés actions, ou les écarts de rendements entre prêts obligataires.

M. de Guindos s’est montré d’autant plus préoccupé qu’un Brexit désordonné pourrait survenir «au moment où nous traversons un moment de décélération économique global et européen.»

Il se pourrait alors que le «sentiment» des affaires se détériore et dès lors «aggrave et amplifie» la baisse de régime de l’économie européenne».

Klaas Knot, gouverneur de la Banque des Pays-Bas et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, s’est exprimé de manière similaire dans une interview publiée lundi par le quotidien Handelsblatt, où il estime notamment que la livre britannique se retrouverait sous pression en cas de Brexit dur.

Le Brexit reste cependant «gérable», a estimé M. de Guindos, car les institutions européennes et les gouvernements ont pris des décisions pour en minimiser l’impact, et le secteur privé est «mieux préparé qu’il y a six mois».

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