Brésil: les nuages s’amoncèlent sur l’économie

AWP

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La croissance a ralenti à seulement 0,1% au deuxième trimestre, selon un consensus d’analystes.

L’économie du Brésil a connu un fort ralentissement au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) progressant de 0,1% comparé aux trois mois précédents, sous l’effet de la grève des transporteurs et de l’incertitude autour de l’élection présidentielle, selon le consensus des analystes consultés par le quotidien économique Valor.

La première puissance économique d’Amérique latine avait enregistré une croissance de 0,4% au premier trimestre, après être sortie en 2017 d’une récession qui a duré deux ans. L’an dernier, la hausse du PIB avait atteint 1%, après une contraction de 3,5% en 2015 comme en 2016.

Les prévisions de croissance du gouvernement brésilien pour l’année 2018 ont été revues à la baisse, passant de 2,97% en janvier à 1,6% actuellement. Le marché table sur une hausse du PIB de 1,47%, selon la dernière enquête menée par la Banque centrale.

Le chiffre officiel du deuxième trimestre sera publié vendredi par l’institut des statistiques IBGE.

L’incertitude qui entoure la présidentielle d’octobre a accéléré la dépréciation du real, qui a chuté depuis janvier de quelque 20% face au dollar.

Luiz Inacio Lula da Silva, ex-chef d’Etat de gauche, est l’immense favori dans les sondages, malgré son incarcération pour corruption et blanchiment d’argent depuis avril.

Lula, dont la candidature a été officiellement enregistrée à la mi-août avec 12 autres, court toutefois des risques élevés de se voir disqualifier par le Tribunal supérieur électoral (TSE), d’ici au 17 septembre.

Une invalidation de sa candidature paraît fort probable au nom d’une loi interdisant à toute personne ayant été condamnée en appel de concourir.

L’activité économique brésilienne a été également perturbée par la grève des transporteurs routiers qui avait paralysé le pays au cours des dix derniers jours de mai. Ce mouvement contre la hausse des prix du gazole avait entraîné notamment des pénuries de produits frais et de carburant.