Wall Street termine divisée au lendemain d’une envolée

AWP

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Le Dow Jones avance de 0,04% à 26’191,22 points et le Nasdaq recule de 0,53% à 7’530,88 points.

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi, abandonnant une partie des confortables gains enregistrés la veille après les élections américaines de mi-mandat, sans réagir outre-mesure à un statu quo de la Fed sur les taux.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a pris 0,04%, à 26’191,22 points.

L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 0,53%, à 7’530,88 points.

L’indice élargi S&P 500 a abandonné 0,25%, à 2’806,83 points.

«Les investisseurs ont fait un pas en arrière après la forte hausse qui a suivi les élections de mi-mandat» a commenté Ken Berman, de Gorilla Trades.

Délivrés des incertitudes qui entourent traditionnellement les élections intermédiaires américaines, les trois principaux indices de Wall Street avaient pris plus de 2% mercredi, une hausse jugée exagérée jeudi par de nombreux intervenants du marché.

Le résultat de l’élection américaine, à savoir une prise de contrôle des démocrates à la Chambre des représentants mais un Sénat ancré du côté républicain, était le scénario privilégié par la plupart des observateurs.

Avec peu d’éléments à se mettre sous la dent jeudi hormis le léger recul des demandes d’allocation chômage, les courtiers ont tranquillement attendu le communiqué final de la banque centrale américaine (Fed), venu conclure à 19H00 GMT deux jours de réunion.

Il a, sans surprise, fait état de taux d’intérêt inchangés, actuellement dans la fourchette de 2% à 2,25%, mais a évoqué «d’autres hausses graduelles» à venir, la première d’entre elles étant largement attendue par les investisseurs dès le mois prochain.

Les indices boursiers ont brièvement accéléré leur descente quelques minutes après cette publication avant toutefois de limiter leurs pertes ensuite.

«Certains espéraient peut-être un communiqué un peu plus prudent de la Fed sur les taux», a affirmé Art Hogan, de B. Riley FBF. Mais, d’après lui, «rien de surprenant n’est ressorti de cette réunion».

Le cannabis se replie

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt américain sur la dette à 10 ans a toutefois réagi un peu plus vivement: il montait vers 21H40 GMT à 3,237%, contre 3,236% mercredi soir après avoir évolué en-dessous avant le communiqué de la Fed, tandis que celui de la dette à 30 ans reculait à 3,432%, contre 3,442% la veille.

Parmi les valeurs du jour, le groupe de presse et d’édition de la famille Murdoch, News Corp, a profité de ses activités d’annonces immobilières en ligne et de l’édition pour dégager un bénéfice net de 101 millions de dollars, en hausse de 48,5%, au premier trimestre de son exercice décalé 2018/19. Son titre a bondi de 5,29%.

Au lendemain d’un bond suivant le départ du ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, farouchement opposé à la marijuana et la légalisation votée dans de nouveaux Etats américains, les valeurs du secteur du cannabis se sont nettement repliées: Tilray a perdu 14,97%, Cronos 8,87% et Canopy Growth 7,86%.

Tesla (+0,93%) a nommé l’Australienne Robyn Denholm à la présidence du conseil d’administration, mettant fin à plusieurs semaines de spéculation après un accord scellé fin septembre entre son patron, Elon Musk, et le gendarme boursier américain (SEC). Au terme de celui-ci, il devait abandonner le poste mais pouvait rester directeur général.

Après avoir marqué l’imaginaire collectif avec ses emblématiques modèles Mustang et Ranger, le constructeur automobile Ford (-1,46%) a annoncé jeudi son entrée dans le marché des trottinettes électriques, à travers le rachat de la start-up Spin. Le montant de l’opération serait compris entre 80 et 90 millions de dollars, d’après le Wall Street Journal.