Wall Street hésite après la Fed et avant des négociations sino-US

AWP

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Le Dow Jones clôture en baisse de 0,19%, proche du seuil des 27'000 points, et le S&P 500 se stabilise au-dessus de celui des 3'000.

Wall Street a terminé en ordre dispersé jeudi, à l’issue d’une séance relativement calme, les investisseurs digérant la baisse des taux directeurs américains de la veille et guettant de nouveaux développements sur le front commercial sino-américain.

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a reculé de 0,19% à 27’094,79 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,07% à 8’182,88 points.

L’indice élargi S&P 500 s’est stabilisé à 3’006,79 points, restant proche de son record historique atteint fin juillet.

Après avoir démarré la séance dans le vert, les principaux indices de la cotation new-yorkaise ont lentement effacé leurs gains, le Dow Jones étant plombé par le recul de plusieurs de ses poids lourds dont Walt Disney (-2,6%) et Boeing (-0,5%).

Microsoft (+1,8%) a en revanche réalisé la plus forte progression au sein du célèbre indice new-yorkais après avoir annoncé mercredi un programme de rachat de 40 milliards de dollars d’actions et augmenté de 11% (ou 5 cents) ses dividendes trimestriels.

Les acteurs du marché semblaient surtout marquer une pause au lendemain d’une baisse de 25 points de base (0,25%) des taux au jour le jour annoncée par la Réserve fédérale américaine, la deuxième cette année.

Largement anticipée par les investisseurs, cette diminution a ramené les taux directeurs dans une fourchette comprise entre 1,75% et 2%.

Le marché attendait par ailleurs prudemment d’en savoir plus sur les dernières évolutions du conflit commercial qui oppose la Chine aux Etats-Unis depuis plus d’un an.

Une réunion technique s’est tenue jeudi à Washington, au siège des services du représentant au Commerce (USTR), entre négociateurs chinois et américains en vue de préparer les pourparlers bilatéraux prévus début octobre.

AT&T en hausse

Au rang des indicateurs économiques, les reventes de logements aux Etats-Unis, qui représentent en volume 80% des transactions immobilières, ont progressé en août pour le deuxième mois consécutif, surprenant les analystes.

Ces ventes de logements anciens ont grimpé de 1,3% en rythme annuel sur le mois, permettant une nette progression de 2,6% sur douze mois.

L’activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) a, elle, ralenti en septembre, mais moins que prévu, et les industriels demeurent optimistes pour l’avenir, selon l’indice de l’antenne locale de la Réserve fédérale (Fed) publié jeudi.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 1,782% vers 20H30 GMT, en léger recul par rapport à sa clôture de la veille (1,796%).

Parmi les autres valeurs du jour, AT&T est monté de 1,1%. L’opérateur chercherait à se délester de son service de télévision par satellite DirectTV, qui lui fait perdre des abonnés, selon des informations publiées mercredi par le Wall Street Journal.

Facebook a progressé de 1,1%, alors que son patron-fondateur, Mark Zuckerberg, a rencontré jeudi à Washington des élus américains pour évoquer la régulation du premier réseau social du monde, visé par plusieurs enquêtes sur de possibles pratiques anti-concurrentielles.

Le groupe de grande distribution Target s’est apprécié de 0,8% après avoir annoncé un programme de rachat d’actions d’une valeur de 5 milliards de dollars.