Les Bourses asiatiques victimes d’inquiétudes sur le commerce

AWP

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Le Nikkei a perdu 0,12% et le Topix a lâché 0,17%. Shanghai a cédé 0,47% et Shenzhen a décliné de 0,26%. Le Hang Seng a décroché de 0,22%.

Les Bourses d’Asie ont fini en baisse jeudi, victimes d’inquiétudes ravivées sur l’évolution des relations commerciales sino-américaines.

A Tokyo, bien que l’affaiblissement du yen ait motivé quelques achats, à l’issue des échanges, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 0,12% à 23.409,14 points. Il avait auparavant enregistré quatre séances positives d’affilée. L’indice élargi Topix a de son côté lâché 0,17% à 1.708,06 points.

Le président américain Donald Trump a promulgué mercredi une loi soutenant le camp pro-démocratie à Hong Kong, une décision qui a, comme prévu, provoqué la colère de Pékin, alors que les deux pays sont engagés dans de délicates tractations commerciales.

Le gouvernement chinois a menacé jeudi à la mi-journée (heure de Tokyo) de prendre «des mesures de représailles», qualifiant le texte législatif américain «d’abomination absolue», estimant qu’il «dissimule de sinistres intentions».

Alors que la place tokyoïte avait débuté en hausse, elle n’a pas résisté aux craintes suscitées par ces propos acerbes.

En Chine continentale, l’indice composite de Shanghai a cédé 0,47% à 2.889,69 points et celui de Shenzhen a décliné de 0,26% à 1.597,85 points.

A Hong Kong, l’indice Hang Seng a décroché de 0,22% à 26.893,73 points.

Du côté des valeurs à Tokyo

PANASONIC

L’action du conglomérat industriel Panasonic s’est distinguée par un gain 2,82% à 1.005 yens, à la suite d’un article du quotidien Nikkei affirmant que le géant d’Osaka (ouest) allait se séparer de son activité déficitaire de semi-conducteurs, achevant une histoire industrielle de plus de 60 ans. Le groupe a confirmé après la fermeture la cession au taïwanais Nuvoton pour 250 millions de dollars.

JAPAN DISPLAY DÉVISSE, NOUVEAUX SOUPÇONS D’IRRÉGULARITÉS FINANCIÈRES

L’action du fabricant d’écrans de smartphones Japan Display a chuté de 4,22% à 68 yens après qu’un ex-employé, déjà mis en cause pour des malversations financières, a indiqué avoir aussi trafiqué les comptes de l’entreprise, sur ordre d’un supérieur, selon un communiqué du groupe. Des investigations sont en cours.

L’ÉLECTRONIQUE RECHUTE

Une grande partie des autres groupes d’électronique et semi-conducteurs étaient délaissés, car ils sont parmi les premières victimes par ricochets des bisbilles commerciales entre Pékin et Washington: TDK a cédé 0,76% à 11.690 yens, Omron 0,93% à 6.420 yens et Murata Manufacturing 0,13% à 6.343 yens.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen continuait de s’affaiblir face au dollar, à raison d’un dollar pour 109,39 yens vers 08H30 GMT, contre 109,16 yens mercredi après la clôture du marché tokyoïte, point de repère pour les investisseurs nippons.

L’euro valait 120,45 yens, contre 120,18 yens la veille, ce qui incite aussi à l’achat d’actions de groupes nippons faisant affaire en Europe.

La monnaie européenne s’échangeait pour 1,1009 dollar, contre 1,1002 dollar mercredi à 20H00 GMT.

Les cours du pétrole étaient encore en repli, fragilisés depuis la veille par une nouvelle augmentation des stocks américains de brut et la recrudescence de tensions entre la Chine et les Etats-Unis. Vers 08H30 GMT, le prix du baril de brut américain WTI reculait de 0,67% à 57,72 yens et celui du Brent de la mer du Nord abandonnait 0,37% à 63,82 dollars.