Tokyo finit en repli, le secteur technologique en berne

AWP

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Le Nikkei a cédé 0,14%, et l’indice élargi Topix a perdu 0,30%.

La Bourse de Tokyo a reflué mardi, entraînée par la baisse des valeurs technologiques, dans un climat fébrile face aux sanctions imposées par les Etats-Unis au géant chinois des télécoms Huawei.

A l’issue des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a cédé 0,14% (-29,28 points) à 21.272,45 points, et l’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a perdu 0,30% (-4,62 points) à 1.550,30 points.

Le marché japonais a ainsi emboîté le pas aux places étrangères, qui avaient été lestées lundi par cette nouvelle offensive de Washington dans le conflit commercial qui l’oppose depuis des mois à Pékin.

«Etant donné les liens étroits entre les entreprises japonaises et chinoises, l’impact sur les actions à Tokyo pourrait être plus important qu’aux Etats-Unis», a commenté pour l’agence Bloomberg Toshihiko Matsuno, de SMBC Nikko Securities.

«Le Japon exporte un montant à peu près équivalent de produits vers les Etats-Unis et la Chine, et est donc affecté via la chaîne logistique de composants électroniques, matériaux et même par le biais des investissements en capital», a-t-il noté.

Le secteur technologique a particulièrement été délaissé, à l’image des spécialistes des composants électroniques Tokyo Electron (-1,87% à 15.420 yens), Murata Manufacturing (-1,50% à 4.574 yens) ou encore Screen Holdings (-4% à 4.310 yens).

Le fleuron de l’électronique Sony a aussi décroché de 4,42% à 5.610 yens. Son PDG Kenichiro Yoshida a livré, sans faire d’annonce concrète, sa stratégie de long terme à l’occasion de la journée des investisseurs à Tokyo.

A rebours du marché, le titre du géant des télécommunications SoftBank Group a bondi de 3,52% à 10.705 yens après le soutien du patron du régulateur américain à la fusion de sa filiale Sprint avec son concurrent T-Mobile aux Etats-Unis.

L’approbation du patron de la FCC ne signifie toutefois pas encore un feu vert de l’instance. La transaction entre les deux groupes reste en outre soumise à l’approbation du ministère américain de la Justice (DoJ). Celui-ci est plutôt défavorable au mariage, a rapporté lundi Bloomberg, en raison des incertitudes que fait peser cette opération sur la concurrence.

Dans l’automobile enfin, le tableau a été contrasté: Toyota a fléchi de 0,50% à 6.494 yens, mais Nissan a pris 0,15% à 771,3 yens et Suzuki s’est envolé de 4,33% à 5.416 yens, dopé par l’appréciation positive d’une maison de courtage sur les perspectives en Inde où le constructeur de petites voitures et deux-roues est très bien implanté.