Tokyo finit en hausse après le début du sommet intercoréen

AWP

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Le Nikkei a gagné 0,66% (+148,26 points) à 22’467,87 points, et le Topix a pris 0,29% (+5,10 points) à 1’777,23 points.

La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse vendredi après le maintien par la Banque du Japon de sa politique accommodante, la journée ayant été marquée par les premiers échanges entre les dirigeants des deux Corées lors d’un sommet historique.

L’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 0,66% (+148,26 points) à 22’467,87 points, et l’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pris 0,29% (+5,10 points) à 1’777,23 points.

Sur l’ensemble de la semaine, le Nikkei a gagné 1,37% et le Topix 1,49%.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président de la Corée du Sud Moon Jae-In ont entamé vendredi un sommet historique intercoréen par une longue poignée de main sur la ligne de démarcation entre les deux pays.

«Pour l’instant, le marché a globalement bien accueilli ce sommet, qui dénote d’une atmosphère amicale», a commenté Hikaru Sato, analyste chez Daiwa Securities

Cette entrée en matière «a contribué à porter le moral du marché», a ajouté M. Sato, tout en précisant qu’il est «trop tôt pour mesurer l’impact de long terme» de cet évènement.

La séance a en revanche semblé peu réceptive à la décision de la Banque du Japon (BoJ) de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante et de faire évoluer légèrement ses perspectives d’inflation pour la troisième économique mondiale.

Dans son rapport, publié à l’issue d’une réunion de deux jours, l’institut monétaire ne mentionne plus qu’il espère atteindre son objectif d’inflation de 2% en 2019/2020. Toutefois, lors d’une conférence de presse, son gouverneur, Haruhiko Kuroda a démenti tout changement de calendrier.

La BoJ anticipe désormais une hausse des prix à la consommation de 1,3% sur l’exercice d’avril 2018 à mars 2019, au lieu de 1,4% attendu auparavant.

Selon Hideo Kumano, économiste de l’institut de recherche Dai-ichi Life, M. Kuroda «semble chercher à avoir les mains libres» en vue d’une inflexion de sa politique monétaire.

Sur le volet des changes, le yen se renforçait un peu face à la devise américaine: le dollar valait 109,24 yens, en fin de séance, contre 109,33 yens la veille à la clôture.

L’euro s’est replié, tombant à 132,31 yens, contre 133,15 yens la veille, après des commentaires prudents du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

La séance a également été marquée par les réactions des investisseurs aux publications financières d’entreprises.

Fanuc perd plus de 9% 

Le fournisseur de composants électroniques Kyocera a bondi de 12,59% à 6.998 yens après avoir dit s’attendre à des bénéfices 2018/2019 bien supérieurs à ce que prévoyaient les analystes. Le marché a également salué l’annonce d’un programme de rachat d’actions.

Nintendo a gagné 1,62% au lendemain de la publication de résultats en forte hausse grâce au succès confirmé de sa console Switch et de l’annonce de la nomination d’un nouveau PDG, plus jeune. Le pionnier japonais a également annoncé vendredi une prise de participation de 5% dans le développeur de jeux Cygames.

A l’inverse, le groupe d’électronique Sharp a chuté de 3,74% à 3.215 yens, bien qu’il soit revenu dans le vert lors de son exercice clos en mars, pour la première fois en quatre ans.

Fanuc a fini la séance sur un plongeon de 9,33% à 23.560 yens, après avoir perdu 13,8% à l’ouverture de la séance, au lendemain de la publication de prévisions très pessimistes.

L’action de Fujifilm Holdings est resté relativement amorphe (+0,5% à 4.405 yens) après que le groupe a confirmé avoir reçu une demande de Xerox pour rediscuter de l’accord conclu en janvier qui doit aboutir à une prise de contrôle de l’Américain par le Japonais.

Cet accord a suscité la fronde de deux gros actionnaires de Xerox, Carl Icahn et Darwin Deason, ce dernier ayant même saisi la justice américaine.

Enfin, le géant des télécommunications SoftBank Group a bondi de 4,07% après des informations de presse indiquant que sa filiale américaine de téléphonie mobile Sprint pourrait trouver un accord la semaine prochaine pour fusionner avec son concurrent T-Mobile.