Tokyo finit en hausse, aidée par la hausse surprise du PIB

AWP

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Le Nikkei a gagné 0,24% (+51,64 points) à 21.301,73 points, et l’indice élargi Topix a progressé de 0,04% (+0,67 point) à 1.554,92 points.

La Bourse de Tokyo a terminé en hausse lundi après la publication de chiffres du PIB meilleurs que prévu, même si les marchés restent nerveux face aux tensions commerciales sino-américaines.

A l’issue des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 0,24% (+51,64 points) à 21.301,73 points, et l’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a grignoté 0,04% (+0,67 point) à 1.554,92 points.

Du côté des devises, le dollar remontait à 110,14 yens contre 109,63 yens vendredi à la clôture de la place tokyoïte, et l’euro grimpait à 122,84 yens, contre 122,50 yens, des mouvements favorables à l’achat de titres de groupes exportateurs japonais.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5% au premier trimestre 2019 comparé au précédent, selon des chiffres préliminaires publiés lundi par le gouvernement. Cette expansion a agréablement surpris: les analystes sondés par l’agence Bloomberg News s’attendaient à une petite contraction sous l’effet d’une conjoncture internationale incertaine.

Dans le détail cependant, le tableau est morose (la consommation des ménages et les investissements des entreprises ont diminué), ce qui a limité la progression des indices.

En outre, «les incertitudes entourant les négociations entre les Etats-Unis et la Chine demeurent, la date du prochain sommet n’a pas encore été décidée», a souligné pour Bloomberg Shoji Hirakawa, de l’institut de recherche Tokai Tokyo.

Le conflit a pris une nouvelle dimension: le président américain Donald Trump a interdit aux groupes américains de commercer dans les télécommunications auprès de sociétés étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale.

Google, dont le système mobile Android équipe l’immense majorité des smartphones dans le monde, a dans la foulée commencé à suspendre ses relations avec le géant chinois Huawei, bête noire de Washington.

Rebond de Takeda

Sur le front des valeurs, les compagnies exposées au marché chinois ont fait les frais des inquiétudes du marché: les fabricants de robots industriels Fanuc et Yaskawa Electric ont respectivement perdu 1,42% à 18.655 yens, et 5,71% à 3.380 yens.

Dans l’automobile, Toyota a avancé de 0,38% à 6.527 yens. Le numéro un japonais s’est insurgé contre les nouvelles menaces de Donald Trump d’infliger des droits de douanes supplémentaires sur les voitures importées, même si un délai de six mois a pour l’heure été accordé à l’Union européenne et au Japon.

«Nos activités et nos employés (...) ne sont pas une menace pour la sécurité nationale», a asséné le groupe japonais, et «limiter les importations de véhicules et de pièces est contreproductif» pour l’emploi et l’économie.

De son côté, Nissan a lâché 1,31% à 770,1 yens. Le constructeur, qui se trouve en très mauvaise posture, entre affaire Ghosn et bénéfices en chute, a annoncé vendredi un vaste remaniement de son conseil d’administration et l’arrivée du directeur général de Renault, Thierry Bolloré.

Le troisième membre de l’alliance, Mitsubishi Motors, a pour sa part engrangé 0,83% à 485 yens. Son futur PDG, Takao Kato, actuellement chargé des opérations en Indonésie, prenait la parole pour la première fois devant la presse lundi.

A noter enfin, le rebond de l’action du laboratoire pharmaceutique Takeda (+4,02% à 4.004 yens) après quatre séances négatives à cause de sombres prévisions financières.