Les Bourses asiatiques en repli

AWP

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Le Nikkei a cédé 0,62%. Le Topix a abandonné 0,33%. Shanghai a perdu 0,78% et Shenzhen a reculé de 0,71%. Le Hang Seng a abandonné 0,75%.

Les grandes Bourses asiatiques ont battu en retraite mercredi sur fond d’une nouvelle poussée d’inquiétudes autour des négociations commerciales sino-américaines, avec notamment une passe d’armes entre Washington et Pékin sur la situation à Hong Kong.

A Tokyo l’indice vedette Nikkei a cédé 0,62% à 23.148,57 points, creusant ses pertes au fil de la séance. De son côté l’indice élargi Topix a abandonné 0,33% à 1.691,11 points.

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois menacé mardi d’augmenter des tarifs douaniers sur des importations chinoises si aucun accord commercial n’était trouvé avec Pékin, ce qui laissait entendre qu’une solution n’était toujours pas en vue.

Surtout, le Sénat américain a aussi adopté mardi un projet de loi soutenant «les droits humains et la démocratie» à Hong Kong, et a menacé de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne enclave britannique.

Le gouvernement chinois a réagi avec colère en menaçant de représailles si le texte devait être adopté définitivement.

Les Bourses chinoises ont aussi accusé le coup: l’indice composite de Shanghai a perdu 0,78% à 2.911,05 points, et celui de Shenzhen a reculé de 0,71% à 1.635,16 points. A Hong Kong, l’indice Hang Seng a abandonné 0,75% à 26.889,61 points, mettant fin à une série de trois séances de hausse à la suite.

La Banque centrale de Chine a procédé mercredi à une légère baisse de deux taux de référence pour les prêts bancaires, afin de soutenir l’économie du pays en plein ralentissement.

Mais cette mesure était largement attendue par les marchés chinois, qui n’en ont pas profité par conséquent. Au contraire, les valeurs financières chinoises ont reculé parce que cette mesure risque de rogner encore davantage leurs marges, a relevé Zhang Qi, analyste chez Haitong Securities.

Du côté des valeurs

VALEURS EXPORTATRICES EN SOUFFRANCE

Les grands groupes nippons exportateurs ont été doublement pénalisés par le regain des tensions entre Washington et Pékin et la montée du yen. Les constructeurs automobiles ont notamment souffert (Nissan -1,39% à 670,8 yens, Honda -1,34% à 3.092 yens, Toyota -0,85% à 7.688 yens). Fast Retailing (Uniqlo) a par ailleurs perdu 1,24% à 66.090 yens, Sony 0,85% à 6.697 yens.

COUPE D’EFFECTIFS EN VUE CHEZ OLYMPUS

L’action du groupe japonais Olympus a en revanche progressé (+1,03% à 1.702,5 yens). Son patron Yasuo Takeuchi a laissé entendre mardi que des réductions d’effectifs étaient à prévoir, alors que le groupe entend doubler sa marge opérationnelle d’ici la fin de son exercice 2022/2023 et se concentrer davantage sur son segment des équipements médicaux, plus rentable que celui des appareils photographiques.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen a grimpé par rapport au dollar mercredi en Asie et accélérait encore par la suite: vers 08h54 GMT, un dollar se négociait pour 108,42 yens, contre 108,61 yens la veille après la fermeture de la Bourse de Tokyo.

Dans le même temps, la monnaie japonaise grimpait également par rapport à l’euro, qui valait 119,90 yens contre 120,32 yens la veille.

La monnaie européenne faiblissait face au dollar, à raison d’un euro pour 1,1058 dollar vers 08h54 GMT, contre 1,1077 dollar mardi à 20h00 GMT.

Les cours du pétrole, déjà lestés la veille par les inquiétudes sur les négociations commerciales sino-américaines et les signes d’une offre abondante sur le marché mondial, restaient orientés à la baisse mercredi: vers 08h45 GMT le prix du baril de brut américain WTI perdait 0,38% à 55 dollars, et celui du baril de Brent de la mer du Nord abandonnait 0,39% à 60,67 dollars.