Pétrole: la production US chute mais les stocks explosent

AWP

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Lors de la semaine achevée le 3 avril, les réserves de brut ont explosé de 15,2 millions de barils, là où les analystes avaient misé sur une augmentation de 9,25 millions de barils.

La production de pétrole brut a plongé la semaine dernière aux Etats-Unis, ce qui n’a pas empêché les stocks de gonfler bien plus que prévu en raison d’une chute de la demande.

Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) publié mercredi, les réserves commerciales de brut ont explosé de 15,2 millions de barils pour s’établir à 484,4 millions lors de la semaine achevée le 3 avril, là où les analystes avaient misé sur une augmentation de 9,25 millions de barils.

En hausse pour la onzième semaine de suite, ils ont grimpé au total de 56 millions de barils depuis mi-janvier.

Les mesures de confinement imposées pour tenter d’enrayer la propagation du Covid-19 se sont accompagnées d’un net ralentissement du transport mondial et de nombreuses entreprises.

La demande en énergie aux Etats-Unis au cours des quatre dernières semaines a plongé de 10,7% par rapport à la même période il y a un an.

La production de son coté est passé de 13 millions de barils par jour (mbj), à 12,4 mbj.

Ce recul important montre que la chute des cours du pétrole a déjà eu un impact significatif sur les producteurs américains, un élément essentiel à la veille d’une réunion cruciale entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, dont la Russie. D’autres pays producteurs, dont les Etats-Unis, ont été invités à s’y joindre.

Les participants doivent se réunir jeudi en téléconférence pour statuer sur une éventuelle réduction de leurs extractions, à un moment où le marché est inondé de brut.

Dans ces conditions, les raffineries américaines ont encore fortement ralenti la cadence, fonctionnant à 75,6% de leurs capacités contre 82,3% la semaine précédente.

Les stocks d’essence ont aussi gonflé bien plus que prévu, de 10,5 millions de barils là où les analystes anticipaient une hausse de seulement 5,5 million de barils.

En revanche, les réserves de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont progressé de seulement 500.000 barils, alors que les analystes s’attendaient à une hausse de 1,5 million de barils.

En hausse avant la diffusion du rapport, le cours du baril de WTI de New York a limité ses gains peu après la publication et progressait de 2,54% à 24,23 dollars vers 14H50 GMT.

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