Les stocks de pétrole brut américains bondissent à nouveau

AWP

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Lors de la semaine achevée le 5 avril, les réserves US ont grimpé de 7 millions de barils alors que les analystes anticipaient une hausse plus modeste de 2,5 millions de barils.

Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont enregistré un nouveau bond surprise la semaine dernière tandis que la production reste à des niveaux record selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Lors de la semaine achevée le 5 avril, les réserves commerciales de brut ont grimpé de 7 millions de barils pour s’établir à 456,6 millions, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg anticipaient une hausse plus modeste de 2,5 millions de barils.

Ces stocks avaient déjà augmenté de 7,2 millions de barils la semaine précédente.

La production s’est quant à elle maintenue à 12,2 millions de barils par jour (mbj) en moyenne, un niveau record similaire à celui de la semaine précédente. Elle oscillait depuis plusieurs semaines entre 11,9 et 12,1 mbj sans parvenir à franchir ce dernier palier.

Ces données faisaient peu fluctuer le cours du baril de pétrole à New York: il prenait 29 cents, à 64,27 dollars, vers 15H20 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), malgré ces nouvelles plutôt traditionnellement négatives pour le marché.

Mais les stocks d’essence ont pour leur part chuté de 7,7 millions de barils, soit beaucoup plus que le repli de 2,15 millions anticipé par les analystes.

Cela a «compensé» l’effet sur le marché du bond des stocks de pétrole brut, a analysé Matt Smith de ClipperData.

La chute des stocks d’essence a été aidée notamment par une hausse de la demande au cours de la dernière semaine, a ajouté Matt Smith.

Les stocks d’essence sont en baisse de 4,1% par rapport à leur niveau d’il y a un an et sont au niveau de la moyenne des cinq dernières années.

Recul à Cushing

Également scrutés puisqu’ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut WTI du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont, eux, reculé de 1,1 million de barils, pour s’établir à 46,0 millions de barils.

Les réserves d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont pour leur part baissé de 100.000 barils, là où les analystes prévoyaient un repli plus important de 1,05 million.

Elles s’affichent en retrait de 0,3% par rapport à leur niveau d’il y a un an et en baisse de 6% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les stocks de brut s’inscrivent de leur côté en hausse de 6,5% par rapport à la même époque l’an dernier et sont dans la moyenne des cinq dernières années à cette période.

La cadence des raffineries a dans le même temps légèrement avancé, ces dernières fonctionnant en moyenne à 87,5% de leurs capacités, contre 86,4% la semaine précédente.

Les exportations ont un peu ralenti à 2,35 mbj, contre 2,72 mbj une semaine auparavant. Les importations de brut ont également baissé, à 6,60 mbj contre 6,76 mbj la semaine précédente.

Au cours des quatre précédentes semaines, les Etats-Unis ont au total consommé en moyenne 20,5 mbj de produits raffinés, soit 0,8% de moins qu’à la même période l’an dernier. La demande d’essence a avancé de 1,2% tandis que celle d’autres produits distillés a crû de 3,1%.

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