Le pétrole monte encore, un oeil sur la géopolitique

AWP

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Le Brent pulvérise la barre des 70 dollars avec une avancée de 94 cents à 70,34 dollars. Le WTI passe les 63 dollars.

Les cours du pétrole ont nettement progressé vendredi grâce à un contexte géopolitique international favorable à la hausse des cours, permettant au baril coté à Londres de clôturer au-dessus de 70 dollars pour la première fois depuis novembre 2018.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a fini à 70,34 dollars à Londres, en hausse de 94 cents par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril de WTI pour le contrat de mai a gagné 98 cents à 63,08 dollars, son plus haut niveau depuis novembre également.

«Les anticipations de prolongement des coupes de l’Opep dans sa production continuent à soutenir les cours», a commenté Gene McGillian de Tradition Energy.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et son partenaire russe se sont de nouveau engagés à réduire leur production durant le premier semestre 2019 dans un accord dont certains anticipent le prolongement jusqu’à la fin de l’année.

Les prix sont également soutenus par des baisses de production involontaires. Dernièrement focalisé sur l’Iran et le Venezuela, tous deux sous le coup de sanctions américaines, le marché s’est aussi tourné récemment vers Tripoli.

Les forces alliées au gouvernement en Libye ont repoussé vendredi des combattants rivaux engagés dans une offensive pour prendre la capitale, des affrontements susceptibles de replonger le pays dans un nouveau conflit.

«Les risques de guerre civile font anticiper un recul des exportations de brut», a souligné Gene McGillian.

Le spécialiste a également cité les avancées sur le front commercial entre Pékin et Washington qui permettent de moins craindre un ralentissement de la croissance mondiale et donc de la demande en pétrole brut de la part de la Chine.

Cette hausse des cours est survenue en dépit d’un bond du nombre de puits de forage actifs aux Etats-Unis, une statistique publiée chaque vendredi par la société Baker Hughes et qui donne un aperçu de ce que sera la production américaine dans quelques semaines.

Quinze nouveaux puits de forage se sont ajoutés aux existants, mais «le marché n’y a pas vraiment prêté attention», a observé Gene McGillian.

La production américaine a battu un nouveau record cette semaine, l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) ayant affirmé dans un rapport hebdomadaire que les Etats-Unis avaient produit 12,2 millions de barils par jour en moyenne lors de la semaine achevée le 29 mars.