Le pétrole termine dans le flou, les réductions de l’Opep en question

AWP

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Le Brent progresse de 7 cents à 67,61 dollars à la clôture et le WTI cède 6 cents à 59,03 dollars.

Les cours du pétrole ont clôturé sans direction mardi alors que les investisseurs ont continué à évaluer les conséquences d’une réunion de l’Opep tenue lundi, au sujet du programme de réduction de la production à laquelle s’astreignent les membres du cartel et leurs partenaires.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a fini à 67,61 dollars à Londres, en hausse de 7 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril de WTI pour le contrat d’avril a cédé 6 cents à 59,03 dollars.

Le Comité de suivi de l’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires a proposé lundi d’annuler une réunion plénière de l’«Opep+», comme le groupe de producteurs est surnommé, ce qui repousserait à juin la décision de renouveler ou non l’accord de limitation des extractions en application depuis janvier.

«Cela veut dire que l’Opep+ va continuer de limiter sa production au moins pendant tout le premier semestre», a expliqué Lukman Otunuga, analyste de FXTM.

Le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Faleh, a par ailleurs affirmé qu’il fallait faire attention à éviter qu’un «surplus de l’offre» ne se développe «dans les semaines et les mois à venir».

En 2018, l’Opep avait adopté une autre stratégie, décidant, en amont de sanctions américaines contre l’Iran, d’assouplir son accord, ce qui avait conduit à une chute des prix au deuxième semestre quand Washington avait accordé des exemptions à certains importateurs.

«Après avoir été surpris en 2018, l’Opep+ va probablement attendre de voir comment évolue la production iranienne, ainsi que celle du Venezuela, avant de toucher à ses objectifs de production», ont estimé les analystes de UBS.

Ils notent également qu’une décision en juin permettra de prendre en compte l’état de la demande mondiale, alors que des incertitudes comme le Brexit et le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis menacent de peser sur la consommation.

A plus court terme, le marché prendra connaissance mercredi des données de l’Agence américaine de l’Energie sur les stocks de brut des Etats-Unis.

Pour la semaine achevée le 15 mars, les analystes tablent sur une hausse des stocks de brut de 1,5 million de barils, sur une baisse de ceux d’essence de 2,5 millions de barils et de 1,5 million de barils de ceux d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.