Le pétrole retombe après de nouveaux pics depuis novembre

AWP

1 minutes de lecture

Le Brent finit sur un recul de 49 cents à 70,61 dollars et le WTI termine tout juste sous les 64 dollars, en baisse de 42 cents.

Les cours du pétrole ont baissé mardi après avoir connu des plus hauts en cinq mois, les experts mettant en avant la crainte d’une sortie de la Russie d’un accord pétrolier avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a fini à 70,61 dollars à Londres, en baisse de 49 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril de WTI pour mai a perdu 42 cents, à 63,98 dollars.

Les récentes hausses de prix s’expliquent par plusieurs facteurs, a souligné plus tôt dans la journée Carlo Alberto De Casa, analyste pour ActivTrades, en citant notamment la «menace d’escalade du conflit libyen», «la situation chaotique au Venezuela» et l’accord de réduction de la production de l’Opep.

Depuis jeudi, l’homme fort de l’est libyen, Khalifa Haftar, et son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) mènent une offensive vers Tripoli, au prix de violents combats avec ses rivaux du Gouvernement d’union nationale (GNA), provoquant des dizaines de morts et déplaçant plus de 3.400 personnes.

«Un important terminal pétrolier à partir duquel est exportée la production du plus grand champ de pétrole du pays est situé près de Tripoli», ont expliqué les analystes de Commerzbank.

Selon eux, sa fermeture se traduirait par 300.000 barils quotidiens en moins pour le marché, dans un contexte où les sanctions contre le Venezuela et l’Iran, deux pays gros producteurs de brut, contribuent déjà à faire monter les cours.

Mais les cours ont reculé progressivement au fil de la séance alors que des informations de presse faisaient état de propos du président russe, Vladimir Poutine, concernant la reconduction ou non d’un accord de réduction de la production de pétrole avec l’Opep.

«La Russie semble vouloir s’éloigner de cet accord si le marché s’équilibre en juin», date de la prochaine réunion du cartel, a réagi Robbie Fraser, de Schneider Electric.

«La question de savoir si le cartel étendra cet accord couronné de succès jusqu’à présent devrait être une source majeure d’incertitude à court terme», a ajouté le spécialiste.

Mercredi, les investisseurs tourneront leur regard vers le rapport sur les stocks américains.

Pour la semaine achevée le 5 avril, les analystes tablent sur une hausse de 2,5 millions de barils des stocks de brut, sur un recul de 2,3 millions de barils des stocks d’essence et de 1,1 million de barils des stocks d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

A lire aussi...