Le pétrole chute avec la baisse des tensions au Moyen-Orient

AWP

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Le WTI plonge sous les 60 dollars à la clôture avec un recul de plus de 3 dollars. Le Brent lâche 2,83 dollars, à 65,44 dollars.

Les prix des barils de pétrole ont chuté de plus de 4% mercredi alors que le risque d’une escalade des tensions entre Washington et Téhéran semblait s’éloigner.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en février a perdu 3,09 dollars, ou 4,9%, pour terminer à 59,61 dollars.

A Londres, le baril de Brent pour livraison en mars a reculé de 2,83 dollars, ou 4,1% à 65,44 dollars.

«Quel retournement!» commente Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates.

«Les cours avaient bondi de plus de 4% (en tout début de séance) juste après l’annonce de tirs de missiles iraniens» contre deux bases irakiennes abritant des soldats américains, rappelle-t-il. Téhéran a agi en représailles à l’assassinat par Washington du puissant général Qassem Soleimani.

Mais les prix de l’or noir ont peu à peu perdu du terrain.

«Les Iraniens ont d’abord expliqué qu’ils ne viseraient que des cibles militaires, ce qui a éloigné l’idée d’une attaque contre des infrastructures pétrolières ou sur le détroit d’Ormuz» par où transitent environ 21% des produits pétroliers dans le monde, explique M. Lipow.

Par la suite, «la déclaration du président américain a vraiment laissé penser aux investisseurs qu’on n’allait pas entrer dans un cycle de mesures de rétorsion», ajoute-t-il.

S’il a annoncé l’imposition immédiate de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, Donald Trump n’a en effet pas évoqué de réponse militaire, éloignant, pour l’heure, le spectre d’une escalade régionale, voire d’une guerre ouverte entre Washington et Téhéran.

Le tempétueux locataire de la Maison Blanche a même conclu par un message à l’adresse du peuple iranien et de ses dirigeants en assurant que les Etats-Unis étaient «prêts à la paix avec tous ceux qui la veulent».

Donald Trump «a apaisé les craintes de représailles à l’attaque iranienne cette nuit», permettant aux marchés de «pousser un ouf de soulagement», estime aussi Josh Mahony, analyste chez IG.

Les chiffres hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) ont également «contribué à effacer les gains récents» de l’or noir, ajoute M. Mahony.

Selon ce rapport, les stocks de pétrole brut ont en effet enregistré une hausse de 1,2 million de barils aux Etats-Unis la semaine dernière, là où les analystes anticipaient un recul. Les réserves d’essence (+9,1 millions) et de produits distillés (+5,3 millions) ont aussi progressé bien plus que prévu.

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