Les prix du pétrole divergent dans un marché hésitant

AWP

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Le Brent termine au-dessus des 72 dollars grâce à une avancée de 21 cents et le WTI finit de justesse sous les 63 dollars, en recul de 11 cents.

Les cours du pétrole ont divergé mardi alors que les investisseurs ont hésité entre les nombreux sujets agitant les marchés ces derniers temps: le commerce, la géopolitique, l’offre de pétrole et les devises.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a fini à 72,18 dollars à Londres, en hausse de 21 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril de WTI pour le contrat de juin, dont c’est le dernier jour de cotation, a cédé 11 cents à 62,99 dollars.

«Le marché a été légèrement plus optimiste que pessimiste» mardi, a signalé Bart Melek, de TD Securities, soulignant les nombreuses forces opposées qui l’ont agité.

Selon lui, entre la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, la petite hausse du dollar qui renchérit le prix du brut pour les importateurs, les tensions actuelles entre Téhéran et Ryad et la perspective d’une prolongation des coupes dans la production de la part de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires, les sujets n’ont pas manqué.

Concernant le dossier du Moyen-Orient, «les Etats-Unis avancent main dans la main avec l’Arabie saoudite dans leur guerre des mots contre l’Iran», a souligné Tamas Varga, analyste chez PVM.

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a jugé mardi «assez probable» que l’Iran soit derrière les mystérieux «actes de sabotage» qui ont frappé quatre navires dans le Golfe.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, avait répondu lundi aux menaces de Donald Trump en affirmant que les «railleries génocidaires» du président américain ne mettraient «pas fin à l’Iran».

Selon M. Varga, il y a par ailleurs «d’autres raisons qui poussent les prix à la hausse», notamment une réunion de l’Opep et ses partenaires le week-end dernier.

Lors d’une réunion de suivi de l’accord qui unit le cartel et la Russie notamment, l’Arabie saoudite a défendu l’idée d’un renouvellement des baisses de production après la fin du premier semestre.

La décision est attendue fin juin à Vienne mais elle pourrait être reportée à début juillet, selon des sources proches du dossier.

Les investisseurs prendront par ailleurs connaissance mercredi des données de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) sur les stocks des Etats-Unis.

Pour la semaine achevée le 17 mai, les analystes tablent sur une baisse de 1,6 million de barils des réserves de brut, sur un retrait de 1 million de barils des réserves d’essence et sur une baisse de 500.000 barils des réserves d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.