Bonds Europe: le marché attend tranquillement la réunion de la BCE

AWP

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Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne a reflué à -0,22% contre -0,20% mercredi à la clôture.

Le marché de la dette a peu évolué jeudi, à l’instar du marché actions, après des statistiques sans surprise et dans l’attente de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) dans une semaine.

«La séance a été assez calme, sans gros mouvement», observe Aurélien Buffault, responsable gestion obligataire chez Meeschaert Asset Management, interrogé par l’AFP.

«Étonnamment, on a eu beaucoup de statistiques mais qui ont révélé peu de surprise», l’inflation allemande étant ressortie «en «cohérence avec les attentes» tandis que les ventes américaines au détail ont été «un petit peu meilleures qu’attendu mais pas suffisamment pour déclencher un mouvement», explique-t-il.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis ont, quant à elles, baissé plus que prévu.

«Pour faire bouger les taux obligataires, il va falloir maintenant de nouveaux éléments», estime M. Buffault.

Lors de la réunion de la BCE jeudi prochain, «il sera intéressant de connaître le ton que va donner (la présidente) Christine Lagarde face aux voix un peu dissonantes au sein du conseil des gouverneurs sur la politique des taux zéro voire négatifs», prévoit le spécialiste.

Les gouverneurs de la BCE se sont inquiétés en décembre des «effets secondaires» liés à la politique monétaire généreuse, selon le compte-rendu de la dernière réunion de l’institution publié ce jeudi.

Ils se sont aussi mis d’accord pour mieux chercher à «comprendre les conséquences économiques du changement climatique» qui pourraient influencer les projections économiques de l’institution, et donc son action à venir.

A 18H00 (17H00 GMT), le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne a reflué à -0,22% contre -0,20% mercredi à la clôture du marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise.

Le rendement de même maturité de la France a suivi la même trajectoire à 0,04% contre 0,05%.

En revanche, celui de l’Italie a progressé à 1,43% contre 1,39%, subissant un «effet technique» après la dégradation le 13 janvier de la note du groupe autoroutier Atlantia par S and P Global Ratings, a expliqué M. Buffault. La notation a baissé de trois crans, passant de la catégorie investissement à celle de «haut rendement», autrement dit à haut risque.

Le taux d’emprunt espagnol à 10 ans est lui aussi monté mais dans une moindre mesure à 0,46% contre 0,45%.

Celui du Royaume-Uni a reculé à 0,64% contre 0,65%.

Aux États-Unis, le taux d’emprunt à dix ans a avancé à 1,812% contre 1,783%, à l’instar de celui à 30 ans, à 2,261% contre 2,236%. Celui à deux ans s’établissait à 1,574%, contre 1,553%.