Deutsche Bank minimise son rôle dans l’affaire Danske Bank

AWP

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«Nos contrôles sont limités car nous n’avons pas accès à la base des clients» des banques pour lesquelles DB réalise des transactions, a déclaré la cheffe de la réglementation Sylvie Mathérat.

Deutsche Bank affirme n’avoir eu qu’un «rôle limité» en tant que banque correspondante de Danske Bank, plongée dans un scandale d’argent sale, a déclaré mercredi une haute responsable de la banque allemande.

En tant que banque correspondante effectuant à l’étranger des transactions pour le compte d’autres établissements, «nos contrôles sont limités car nous n’avons pas accès à la base des clients» de ces banques, a déclaré mercredi Sylvie Mathérat, membre du directoire de Deutsche Bank, lors d’une conférence bancaire à Francfort.

Toutefois, des contrôles existent et «quand vous craignez que quelque chose ne va pas, vous devez remplir un ‘rapport de suspicion’, c’est ce qu’on a fait», a ajouté cette responsable en charge de la mise en oeuvre de la réglementation bancaire, notamment en matière de blanchiment.

Danske Bank est visée par différentes enquêtes au Danemark, à Bruxelles, à Londres ou encore aux États-Unis en raison d’un grand nombre de transactions suspectes effectuées entre 2007 et 2015. Quelques 15.000 clients étrangers non-résidents en Estonie et 200 milliards d’euros sont concernés.

La banque allemande a travaillé huit ans avec Danske Bank, a confirmé Mme Mathérat, mais les relations d’affaires ont été rompues en 2015 suite à la découverte d’activités litigieuses chez l’établissement danois.

La responsable de Deutsche Bank a par ailleurs expliqué que son établissement exécute en tant que banque correspondante «entre 450 et 500 milliards de dollars d’opérations dans le monde au quotidien», cherchant ainsi à remettre les choses en perspective.

Alors que l’affaire Danske Bank intéresse le ministère de la Justice et le superviseur des marchés (SEC) américains, il n’y a encore aucune mise en cause directe de Deutsche Bank.

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