BlackRock va supprimer 3% de ses effectifs à travers le monde

AWP

1 minutes de lecture

«Nous devons recentrer les ressources où il y a un impact important», a déclaré le président de la banque Rob Kapito.

Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock prévoit de supprimer 3% (500 emplois) de ses effectifs à travers le monde, selon un document interne consulté jeudi par l’AFP.

C’est le plus gros mouvement de réduction des effectifs effectué depuis mars 2016 quand la société de Larry Fink avait licencié 400 personnes.

«Environ 500 collègues à travers le monde, ou 3% des effectifs, vont quitter la firme dans les semaines à venir. Certaines activités seront plus affectées que d’autres au moment où nous réallouons des ressources à des opportunités de croissance importantes», écrit Rob Kapito, le numéro 2 de la société, dans ce document adressé jeudi aux salariés.

M. Kapito ne précise ni les régions ni les activités concernées mais l’activité de gestion d’actifs est actuellement sous pression, en raison de la volatilité des marchés financiers qui refroidit un grand nombre d’investisseurs.

Ceci se traduit par une baisse des commissions pour les gestionnaires d’actifs comme BlackRock, qui est en train de déployer des technologies dans la plupart de ses segments d’activités pour réduire les coûts.

«L’environnement autour de nous est en train de changer rapidement. L’incertitude croît sur les marchés, les choix des investisseurs sont en train d’évoluer et l’écosystème dans lequel nous évoluons devient de plus en plus complexe», explique M. Kapito.

Dans un tel contexte, ajoute-t-il, «nous devons recentrer les ressources où il y a un impact important. Cela demande également d’être le plus productif possible».

State Street Corp, autre géant américain de la gestion d’actifs, va réduire de 15% le nombre de ses managers, selon l’agence Bloomberg News, idem pour AQR Capital Management.

BlackRock a enregistré au troisième trimestre 2018 une fuite massive de fonds d’investisseurs institutionnels (sociétés, grandes banques, assureurs, fonds de pension) qui cherchent à échapper aux risques croissants dans le monde.

L’action a perdu 23,5% en Bourse l’an dernier, soit la plus forte baisse annuelle depuis la crise financière de 2008.

Le CEO Larry Fink a promis un renouvellement de dirigeants dans les prochaines semaines.